Etes-vous un extrémiste ? Divers 18 mars 201429 avril 2014 Oui, certainement, nous développons tous une forme d’extrémisme. La plupart de nos déséquilibres proviennent du fait que nous optons sans cesse pour les extrêmes. C’est tellement plus facile ! Lorsque nous devons nous juger, ou juger une situation ou une autre personne, la tendance est de se montrer catégorique, dans un sens ou dans l’autre. La complaisance totale ou la sévérité implacable. Le laxisme ou la dictature. L’un poussant souvent vers l’autre, ce qui amène les déchirements intérieurs chez l’individu, les affrontements entre les familles les plus unies. Regardez donc autour de vous et vous comprendrez aisément ce à quoi je veux faire allusion .Et inutile de préciser combien cette vérité énoncée s’applique au Chalom Bait ! ‘’Sache que le monde est un pont très étroit et que l’essentiel (la méthode pour le traverser) est de ne pas avoir peur du tout !’’ (Rabbi Nahman) En d’autres termes, nous devons apprendre à vivre comme un équilibriste au-dessus du vide et ne pas avoir peur…tout un programme ! Rabbi Na’hman disait que pour traverser ce pont nous devons tenir un bâton (le jugement) qui va nous permettre de trouver le juste équilibre, comme un funambule qui doit faire attention à ne pas faire le moindre faux pas, de peur de tomber dans le vide. Alors c’est vrai que le côté «rigueur» existe et que la Loi doit se faire son échos. Nous avons tous une part de responsabilité dans chaque acte que nous commettons. Comment pourrais-je affirmer que je me suis trompé lorsque je sais pertinemment. Si j’ai trébuché, je dois réparer. Si j’ai brisé, je dois payer. Ceci se nomme le Din, ou le côté gauche du bâton. L’«indulgence» elle aussi fait partie de la Loi. Sans elle pas de maintien possible. C’est sur, nous sommes des êtres humains avec tout ce que cela comporte . Nous sommes fragiles, nous avons peur, peur du lendemain, peur de ce que l’avenir nous réserve, de cet antisémitisme grandissant dont nous ne nous connaissons pas son issue. Le sens de la vie n’est pas toujours connu de tous. Tout le monde peut trébucher. Le Midrash ne nous enseigne-t-il pas que lorsque des anges descendirent sur terre incarnés en forme humaine, ils furent tentés par des femmes et eurent avec elles des relations sexuelles. Bref, ils n’ont pas fait mieux que le genre humain ! La tentation, la perversité et les vices sont très forts, mais ‘’l’indulgence’’ en tient compte. C’est le côté droit du bâton. Le point commun entre ces deux extrêmes: l’un sans l’autre, ils mènent à la perte. Celui qui ne s’adonnerait qu’au jugement strict et à l’intransigeance sombrerait tôt ou tard dans l’angoisse. Qui pourrait résister au jugement? Inversement, celui qui se fierait entièrement à ‘’l’indulgence’’ tomberait dans la déchéance et perdrait toute notion des valeurs. Dire que D… est sympa et compréhensif relève de la pure folie ! Surtout lorsque l’on commet des actes impardonnables …. Le juste équilibre, le chemin du milieu comme le nomme le Rambam. Il est pourtant si difficile à trouver . La tentation de tomber dans l’extrémisme est tellement présente que nous oublions ce principe pourtant de base. Notre joie, notre espoir, notre élan vers l’avenir s’appuie essentiellement sur notre confiance en la Bonté d’Hachem. «Tôt ou tard tout s’arrangera! Les souffrances qu’il nous faut endurer entre-temps font elles-mêmes partie de la réparation, du Tikoun. Elles émanent elles aussi de la Clémence. Je sais Chers Amis, que cela parait fou de dire que la Bonté d’Hachem se traduit parfois par de la souffrance, mais prenons l’exemple suivant : Une personne est hospitalisée pour subir une opération très délicate . Les souffrances qu’elle devra endurer seront nombreuses . Mais malgré ses tourments, elle sait qu’elle sortira bientôt en meilleure santé et que tout cela n’est que pour son bien . Elle est donc prête à souffrir et sait pertinemment que c’est pour son bien. Le docteur qui va l’opérer ne lui veut que son bien, même si le malade va souffrir. Lorsqu’il nous arrive une bonne nouvelle, nous récitons la bénédiction ‘’Barouh Atov veAmetiv’’ et lorsque, D…nous en préserve, il en arrive une ‘’mauvaise’’, nous proclamons ‘’Barouh Dayan Aemeth’’- Béni soit le Juge de la Vérité. Le Talmud nous enseigne que dans le futur, cette bénédiction sera abolie et qu’il ne restera plus que la première. Or, nous savons pertinemment que les hommes continueront à mourir . Cela signifie donc que nous serons donc capables de voir le Bien même dans la mort !! Dans le futur, nous serons capables de percevoir la véritable unicité de D… et nous verrons de nos propres yeux la Bonté de D… qui pourra se traduire par des sentences rigoureuses sans avoir pour autant, des questions sur la conduite Divine. La preuve ? le mot Ehad –אחד (Un) indique l’unicité de D… . , et le mot Ahava – אהבה – Amour ont exactement la même valeur numérique (13) .Cela vient nous indiquer que toute la conduite d’Hachem n’est guidée que par L’AMOUR qu’Il nous porte. C’est cette certitude qui nous permet de mieux supporter les épreuves, parce que nous leur savons un sens positif. Mais si l’on ne tenait compte que de cet aspect, on finirait par se dégager de toute responsabilité en ne s’en remettant qu’au pardon. On deviendrait léger et insouciant, on rejetterait son devoir. Ce n’est sûrement pas la bonne solution. Inversement, si l’on imaginait Dieu comme un tyran impitoyable, dont les verdicts sont appliqués sans tenir compte des circonstances atténuantes, ce serait ramener le monde à l’état du déluge où les seuls rescapés seront les Justes, ceux qui sont Parfaits. Celui qui n’appartiendrait pas à cette catégorie, serait éliminé sans merci. Ce serait la fin du monde. Ce n’est pas non plus la solution. La solution pour pouvoir franchir ce pont sans chute ni vertige, c’est de tenir les deux côtés du bâton: de tenir compte du Din et d’y employer le plus grand sérieux, tout en se rappelant sans cesse que toute erreur est réparable et qu’en fin de compte, à travers le Din lui-même, Dieu ne veut que notre bien. Alors Chers Amis, existe-t-Il un moyen idéal de vivre cet équilibre avantageux et dynamique ? Celui d’être toujours joyeux en restant sérieux, d’être fidèle au Din, sans jamais oublier la Clémence ? Voici son secret : «Réservez un moment chaque jour pour vous isoler avec D…, adressez Lui une prière personnelle, jugez sincèrement vos actions, parlez-lui franchement en exprimant vos doutes, vos angoisses, vos aprioris et situez-vous par rapport au Din… Le reste de la journée, soyez dans la joie sans arrêt, et remettez-vous en à la Providence !» Avec cette méthode très simple, vous aurez satisfait vos deux tendances extrêmes et résolu tous vos conflits. Vous repousserez les attaques de la légèreté en vous jugeant une fois par jour et en faisant le point. Vous vous débarrasserez du joug insupportable de l’extrême culpabilité en vous souvenant que vous avez fait aujourd’hui quelque chose de concret pour résoudre le problème. Voila Chers Amis, j’espère que ce point vous aura éclairé quelque peu. En attendant, je vous souhaite un merveilleux Shabat ! A très bientôt Yaël 00.972.54.84.03.258 Share on Facebook Share Share on TwitterTweet