Connaissez-vous l’outil du Mal ? Divers 22 juillet 201322 juillet 2013 Un jour, fatigué, le Mal décida de prendre sa retraite. Comme sa couverture sociale n’était pas suffisante, il décida, pour arrondir ses fins de mois, de vendre sa trousse à outils. Tout était là : la méchanceté, l’envie, la jalousie, la haine, l’avidité, la suffisance, le mépris, le cynisme, etc. Mais l’un des outils était à part et semblait beaucoup plus usé que les autres. Intrigué, un passant lui demanda : « Qu’est-ce que cet outil, et pourquoi le vendez-vous beaucoup plus cher que les autres ? » Le Mal répondit : « C’est le découragement ». Mais l’autre insista : « Pourquoi vendez-vous le découragement beaucoup plus cher ? » « C’est très simple. C’est l’outil le plus facile à enfoncer dans le cœur de quelqu’un. Et lorsque le découragement y a été introduit, il est beaucoup plus facile d’introduire tous les autres outils, quels qu’ils soient. » Ne vous laissez pas décourager… D’où viennent l’espoir et la volonté, qui sont les ennemis du découragement ? L’espoir naît d’une image positive, et la volonté est « un désir absolu a tel point que l’on pense que la chose désirée est en notre pouvoir ». J’ai remarqué qu’une bonne nuit de sommeil arrive à vaincre la plupart des découragements. Que l’image de la roue de la fortune – qui indique que lorsqu’on est en bas, on va bientôt remonter – peut aider, et que la pensée positive est la vitamine de l’espoir. De même que l’enthousiasme – littéralement « avoir D.ieu en Soi » – est une sorte d’obsession magnifique qui s’empare de notre esprit et l’enflamme, le découragement demande une grande capacité de concentration. Voici une recette bien connue pour se rendre malheureux : « Installez-vous tranquillement dans un coin où vous ne serez pas dérangé. Détendez-vous et commencez à penser à vous-même, peu importe quoi, pourvu qu’il s’agisse de vous. Pensez à vous et chaque fois que votre esprit s’égarera vers un sujet plus élevé, ramenez-le doucement mais fermement à son point de départ. Si possible, évoquez le passé. Réfléchissez à toutes les erreurs que vous avez commises en remontant jusqu’à votre petite enfance. Pensez à touts les sottises que vous avez faites ou dites. Repassez dans votre esprit toutes les occasions que vous avez manquées et le temps que vous avez perdu. Surtout, rappelez-vous le tort qui vous a été fait. Considérez minutieusement toutes les injustices dont vous avez été victime et songez combien vous seriez plus heureux à tout point de vue aujourd’hui, si les gens s’étaient mieux conduits à votre égard dans le temps. Souvenez-vous nettement des vilains tours qu’on vous a joués et récapitulez-en les moindres détails, éprouvez autant de colère et de chagrin qu’autrefois au souvenir de l’incident. Même si une personne, en particulier, ne vous a jamais réellement offensé, rendez-vous bien compte qu’elle aurait pu le faire et que, d’ailleurs, elle a dû probablement mal parler de vous. Pensez à votre corps et demandez-vous si l’âge, le climat ou votre travail ne commence pas à le marquer. Voyez si vous pouvez vous découvrir une douleur ou une infirmité quelconque ; vous n’aurez probablement pas longtemps à chercher. Pensez à votre situation, à vos ressources aussi sombrement que possible et même, si elles sont florissantes actuellement, dites-vous bien que c’est trop beau pour durer. En tout cas, pensez à vous-même, c’est l’essentiel ; si vous le faites avec persévérance, pendant un quart d’heure ou vingt minutes, il n’y a aucun doute quant au résultat, votre but sera atteint. » Comment remédier a une telle attitude ? C’est simple, en étant obstiné ! Qu’est-ce qu’une personne obstinée? C’est quelqu’un qui ne démord pas de son idée et que rien ne parviendra à détourner de sa voie. Ni logique ni sentiments, aucun argument n’impressionne l’obstiné! Il ne tient compte que de son but… et la plupart du temps, il y parvient. Comme toutes les valeurs, tout dépend de l‘usage que l’on en fait. On imagine les désastres que pourrait causer une obstination mal placée. De même, il faut se représenter la force incroyable que procure l’obstination lorsqu’on l’emploie pour la bonne cause. Vous êtes peut-être sur le chemin de la Torah,Tsion, poursuivez votre but obstinément! Ne tenez compte d’aucune logique, comme par exemple de ce que certains se disent: «Comment peux-tu prétendre prier avec ferveur, alors qu’il n’y a pas cinq minutes tu commettais telle ou telle faute?» Cela semble logique certes, mais l’obstiné ne s’en souciera pas. Il fera sa prière avec cœur, comme il le ressent maintenant, et si de telles pensées lui viennent, il les repoussera avec autant de brio qu’un homme têtu rejette les objections d’autrui. Finalement, qui est gagnant? L’obstiné. S’il est vrai qu’il a commis telle faute, en quoi le fait de bâcler sa prière aurait réparé sa faute? Bien au contraire, cela n’aurait fait qu’aggraver son état. Grâce à son entêtement, il a percé l’écran apparemment logique de son objection intérieure et se sera enrichi d’une bonne action. Avec le recul du temps, il s’apercevra que cette logique était en fait profondément absurde. Il avait très peu de chances de démasquer le piège par la réflexion, il a triomphé grâce à son obstination. Il en va de même des difficultés que peuvent nous causer notre entourage et contre lesquelles bien souvent l’obstination demeure la seule réplique efficace. Dans certains cas extrêmes, il sera préférable d’être considéré, ou même traité, comme obstiné, plutôt que de se livrer à des polémiques affaiblissantes et stériles. Avec un peu de perspicacité vous essaierez de discerner dans les débats qui vous sont proposés, s’ils offrent une possibilité d’enrichissement ou s’ils sont simplement des provocations. Dans le premier cas, il convient d’accepter le dialogue, dans le second il faudra s’y refuser en maintenant obstinément son point de vue. Etre souple et ferme à la fois, c’est là tout l’art du combattant. «Souple» pour subir les difficultés, les affronts, les crises intérieures et attendre des jours meilleurs en faisant, dans l’intervalle, ce que l’on peut. «Ferme» pour ne pas céder à la lassitude, au découragement, et aux intimidations du monde extérieur. En d’autres termes, Tsion, il est interdit de se décourager !! A très bientôt et passez un merveilleux Shabat plein de courage et de détermination ! Yaël Share on Facebook Share Share on TwitterTweet